L’ascension du volcan Villarrica

 

Au mois de février 2020, je suis allé au sommet du volcan Villarrica au Chili. Une micro-aventure d’une journée qui fut exceptionnelle !

 

 

Je travaillais depuis plus d’un mois à Aguaventura, une agence de tourisme d’aventure basée à Pucón au Chili, lorsque j’ai fait l’ascension du volcan Villarrica. L’activité principale de l’agence, en plus d’un panel innombrable d’activités, est d’emmener ses clients au sommet du volcan. Le rôle des guides avec lesquels je travaillais à l’agence est de s’assurer que tout se déroule bien jusqu’à l’arrivée au cratère du volcan situé à 2847 mètres d’altitude. Ce jour-là, avec des clients de l’agence, c’est moi qu’ils emmenaient là-haut.

 

 

Sur les flancs du volcan Villarrica on se sent en apesanteur. Il avait neigé les jours précédents et le volcan était tout blanc, plus que d’ordinaire en cette saison. La neige conservait l’empreinte de notre passage et derrière nous se dessinait une large trace. Nous étions une dizaine à monter au sommet. Ensemble nous formions une équipée qui progressait lentement sur les pentes du volcan. D’autres guides travaillant pour d’autres agences emmenaient aussi leurs clients au cratère. A mesure que la journée progressait, le volcan se remplissait. Nous étions un certain nombre à faire l’ascension du volcan, mais deux fois moins nombreux que les années précédentes car la crise sociale ayant sévie quelques mois plus tôt dans le Nord du Chili avait eu un impact négatif sur le tourisme dans la région, et tout le pays. Les agences de tourisme et hôtels en souffraient, mais ce jour-là, dans les couloirs enneigés du volcan je n’allais pas m’en plaindre.

L’ascension débuta au petit matin et dura une demi-journée. A l’aide de piolets, crampons et casques, nous atteignîmes le cratère en début d’après-midi. Au sommet, nous respirions avec des masques à gaz car la fumée envahissait l’atmosphère. Durant les instants passés au cratère, j’entendis deux fois le volcan rugir. Un énorme bruit sorti des entrailles de la Terre. C’était si impressionnant que pendant un bref instant je redoutai une éruption. « C’est normal. » me dirent les guides, « tu es sur l’un des volcans les plus actifs d’Amérique du Sud. ». Les guides étaient vraiment exceptionnels, prévenants et à l’écoute. J’avais l’habitude de les côtoyer à l’agence, mais sur le volcan je les ai découvert dans l’effort et la solidarité qu’impose une ascension en groupe : ils sont extrêmement gentils et talentueux.

 

 

On est redescendu en luge. Plus les pentes du volcan sont enneigées et plus la descente en luge dure longtemps. Nous formions une grande chaine qui glissait sur le volcan, chacun assis sur une luge plate fournie par l’agence. Il me fallut quelques minutes pour me sentir à l’aise avec ce sport de glisse que je n’ai pas l’habitude de pratiquer, mais une fois cela fait la descente fût un vrai moment de bonheur. Une fois revenu à Pucón, je n’ai plus jamais regardé le volcan de la même manière. L’ayant découvert, rencontré, grimpé, je me sens inspiré à chaque coup d’œil jeté vers son cratère. La vue de ce volcan ravivera toujours le souvenir d’une journée exceptionnelle.

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